Une alternative durable pour l'informatique

Le modèle propriétaire

Un éditeur de logiciels dit propriétaire transmet son produit sous la forme d'un contrat de licence d'utilisation (payant)1. Dans le monde de l'entreprise, le client doit en plus payer annuellement une somme, appelée «maintenance», pour assurer un support informatique (par téléphone) et l'accès aux futures mise-à-jours mineures. En cas de nouvelles versions, le client doit en général racheter le logiciel. De plus, ces logiciels sont souvent vendus pour un nombre fixe d'utilisateurs et la copie est formellement interdite.

Une des particularités du modèle propriétaire est de cacher volontairement le code source, sorte de recette de fabrication du logiciel. Les formats de fichiers de sauvegarde (comme les documents MS Word *.doc) sont eux-aussi codés afin d'en dissimuler la logique interne.
La propriété intellectuelle des créateurs est certes protégée, mais au prix d'une opacité quasi totale du fonctionnement interne des logiciels vendus. Sans compter que ce modèle favorise la dépendance du client à un logiciel ou à une famille de logiciels distribués par ce même éditeur2.

Les plus grands éditeurs de logiciels propriétaires sont Microsoft, IBM, Apple, HP, Oracle, SAP, etc... Leur modèle économique s'avère souvent similaire et ils disposent de montants colossaux pour le marketing et la publicité. D'autres éditeurs tirent parti des deux modèles, comme l'entreprise Sun Microsystems qui contribue massivement à l'informatique libre tout en conservant une branche propriétaire.


Références

  1. Note: Le terme propriétaire fait référence au fait que l'auteur du logiciel reste détenteur des droits de propriété et d'usage de son logiciel – Art. Logiciel propriétaire, Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_propri%C3%A9taire
  2. Art. Enfermement propriétaire, Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfermement_propri%C3%A9taire